La ville lumiere se couvre d'un manteau blanc qui lui donne une rare beauté qui ne dure que la nuit ou les parisiens enfermés au chaud dans leurs appartement ne foulent pas son sol et ses pavés. Car si rien n'es plus agréable que de regarder la neige recouvrir ces rues et ces boulevards, en dégustant un thé chaud, allongé sur un canapé ou calé dans un fauteuil, le réveil en est encore plus terrible.
Paris chaque matin s'éveille dans un monde différent. Celui du temps qui changent nos habitudes et nos envies. L'élégance des dames s'oublie dans les couches épaisses de laines indispensables pour affronter les températures sibériennes qui nous font subir leurs diktats. Et les hommes n'ont plus l'oeil à regarder passer celles qui sont le modèle mondiale de lélégance.
Des lieux d'habitudes si agréables il ne reste que des vides emplis de trop nombreux courant d'air glacial. Les terrasses sont vides de ce monde qui fait le charme de notre capitale. Les parcs ne sont plus arpentés que par la foulée rapide et courbé des gens pressés de retrouver la chaleur de leur foyer. Ou par quelques joggeurs que l'on regarde d'un oeil dépités.
Ce métro que l'on aime tant quitter pour retrouver un peu d'air frais devient un refuge des plus agréables. Et ces bouches d'entrées sont autant de grottes de lumières et de chaleurs vers lesquelles nous nous dirigeons avec plaisir et avidité. Car à peine entrer en leurs seins, nos corps se détendent. Les manteaux s'ouvrent, les gants se retirent. Et des sourires se dessinent sur les visages au contacts de l'air tiède de chaleur humaine. Etre serré dans un wagon n'es plus un problème. Car c'est encore un peu de chaleur que l'on gagne pour décongeler nos pieds et nos mains rougis par l'hiver. Avant de devoir en ressortir pour affronter d'un ultime élan de courage les quelques dizaines de mètres qui nous séparent du foyer.
Les magasins gagnent une nouvelle clientèle aussi. Celle des gens qui voulant s'offrir un semblant de répit viennent flaner entre les rayons plein de soldes et d'affaires inutiles. Quoique les milliers d'étourdis ou de malheureux y viennent aussi pour renouveller des paires de gants désormais orphelins, ou acquérir des écharpes plus épaisses et donc plus chaudes.
Pour un cinéma, on choisis celui qui propose un gigantesque hall d'attente, refusant de patienter simplement dehors et de profiter de ce moment pour regarder le vie qui grouille autour de nous.
Car la vie ne grouille plus. Les rues sont vides de leurs passants. De leurs promeneurs. De leurs touristes. L'hiver est là, et nos vies semblent encore plus froides que l'air qui vient nous le rappeller...
On en vient alors à penser au printemps. A l'été. Au plaisir que ce seras de pouvoir enfin ressortir sans s'armer et s'hanarcher comme pour affronter le pire des dangers. On en vient à évoquer ses images ou l'on sent que la vie et la ville que nous parcourons, après s'etre replié sur elle même , se rouvriras doucement sous les premiers rayons de soleil, tel un fleur qui as su affronter le gel et la neige. Puis plus les pétales gouteront à cette chaleur nouvelle, plus les autres auront à leur tour envie d'y gouter.
Et peu à peu, les rues, se rempliront d'un foule légére et heureuse de pouvoir profiter des petits plaisirs de la vie. Peu à peu, les terrasses se rempliront de gens aux lunettes de soleil visées sur la tête pour chauffer leur peau dès les premiers éclats de l'astre brillant Le métro, reprendra son rôle de lieu à éviter ou à user du moins longtemps possible. Nous oublierons bien vite le refuge qu'il fut pour nos corps endoloris. Autour d'un café ou d'un verre bien frais, nous parlerons un peu de ces terribles semaines pour encore mieux profiter du ciel bleu et légérement nuageux. Avec des amis nous ressortirons, pour juste ce ballader et parcourir notre ville et notre vie...plus milles autres projets.
C'est pour ça que j'aime l'hiver. Son froid. Sa rigueur. Parce que tous ces moments que nous affrontons, nous permets alors d'apprécier vraiment le plaisir qu'est celui d'etre simplement au soleil et de se sentir bien en ne pensant à rien.